Pourquoi ont-ils tué Jaurès ?

Tiphaine, de Terminale L, est allée voir au Poche (Genève), Pourquoi ont-ils tué Jaurès ? et recommande ce spectacle encore visible jusqu’au 4 février.

Allez-y !

C’est une pièce plutôt historique et chronologique, de ce fait, il n’y a aucun parti pris de l’auteur ou ni même de désir de transposer des éléments avec l’époque contemporaine. (dommage?!)

CEPENDANT, les acteurs sont vraiment très bons, la mise en scène est simple mais percutante grâce aux jeux de lumières. Et elle apporte une bonne culture.

Pour ceux qui connaissent déjà (très) bien la vie de Jean Jaurès, et le contexte, cette pièce a sans doute peu d’intérêt.

La présentation du théâtre précise :

Durée 2h30 entracte compris

Le 31 juillet 1914, ce n’est pas seulement un grand leader du socialisme européen et un politicien au talent d’orateur légendaire qui meurt, c’est le dernier espoir de paix pour la France et pour l’Europe. Jean Jaurès avait la faculté de galvaniser par sa seule parole des foules entières, parvenant à déstabiliser des gouvernements par la puissance de son verbe et l’intelligence de ses analyses. Il avait aussi un intérêt et un amour profond pour le peuple, auquel il s’adressait sans démagogie. Il fut pourtant la cible, de son vivant, de la haine féroce de nombreux politiciens.

C’est un homme incorruptible dont le courage force le respect sur lequel Dominique Ziegler se penche afin d’en retracer les étapes charnières de vie.

Recommandé pour : le programme d’Histoire, bien sûr !

Programmes de théâtre 2012-2013

L’an prochain, nous posterons bien sûr ces programmes dès leur parution.

Mais la saison a beau être entamée, il reste de nombreux spectacles intéressants à voir d’ici juin.

Jugez plutôt :

Saison 2012-2013  au Grand Théâtre (Opéra) de GenèveVous pouvez être intéressés par La Traviata de Verdi, adaptée de La Dame aux camélias d’Alexandre Dumas Fils, dont les représentations débutent dès demain 28 janvier ; par Le Sacre du Printemps et Les Noces de Stravinski en février ; par L’Or du Rhin (Der Rheingold), prologue de la fameuse Tétralogie de Wagner, en mars ; ou encore par Madame Butterfly de Puccini, en avril. Moins connue, la Rusalka de Dvorak (en juin) raconte un beau et touchant conte d’Europe de l’est.

Et bien sûr par les visites des ateliers proposées comme chaque année à l’occasion des Portes Ouvertes.

Recommandé entre autres pour : les musiciens ; les germanistes ; les italianistes ; les réécritures (objet d’étude de Premières L)

Saison 2012-2013 à la Comédie de Genève. Des élèves du lycée assisteront à la représentation des Mains sales de Sartre en mai (il reste quelques places, contactez Mme Imbert si vous êtes intéressés !). Plusieurs concerts très alléchants sont également prévus autour des œuvres de Debussy mises en relation avec les textes de grands poètes (Baudelaire, Verlaine, Mallarmé, Louÿs, Villon)

Recommandé entre autres pour : les élèves de Première (théâtre, poésie) ; les élèves de Terminale L ; et tous les amateurs de Sartre et Debussy

Saison 2012-2013 au Forum Meyrin (téléchargement en PDF). Vous serez peut-être tentés par Salves, un spectacle de Maguy Marin (en mars), par le célèbre West Side Story, par la création dUrbik/Orbik inspiré par l’œuvre de Philip K. Dick (en avril) ou par Le Dindon de Feydeau (en mai). Le Forum Meyrin propose comme chaque année des spectacles de toutes sortes (théâtre, danse, musiques…)

Recommandé entre autres pour : les élèves de Première (théâtre), les musiciens, les élèves de série S (Urbik/Orbik, hélas pendant les vacances, j’aurais bien emmené mes élèves de premières S…)

Saison 2012-2013 au Théâtre de Carouge. Des élèves du lycée sont allés y voir l’Antigone de Sophocle en septembre, mais d’autres spectacles sont à l’affiche, comme Mangeront-ils ? de Victor Hugo mis en scène par Laurent Pelly en mai-juin.

Recommandé entre autres pour : les élèves de Première (théâtre)… tous les élèves, troisièmes compris (argumentation)

Vous pouvez aussi consulter le programme 2012-2013 de L’Esplanade du Lac (Divonne), celui du théâtre du Loup à Genève qui propose entre autres une adaptation de 1984 d’Orwell en mars, celui du Poche (Genève) qui adapte audacieusement le Gorgias de Platon en avril…

Et nous avons consacré d’autres messages aux spectacles à venir dans les théâtres de Ferney

Le printemps à la Comédie de Ferney

Plusieurs spectacles attirent notre attention ce printemps à la Comédie de Ferney

  278 On ne se baigne jamais deux fois dans le même fleuve
Le 15 février à 20h30
Compagnie Tenseï
Prix des places: plein 12 €, membres 10 €, réduit 8 €
Interprétation: Rafael Samdja, Daz-Ini, Margaux Tatzberg, Kevin Bonvi, Bruno Dias
Chorégraphie: Rafael Smadja
Mise en scène: Imad Nefti
Musiciens live: Bruno Dias (guitare) Margaux Tatzberg (violon), Kevin Bonvin (basse)« On ne se baigne jamais deux fois dans le même fleuve » est la rencontre de l’Homme et du Temps.
Une rencontre bouleversante, une joie incomparable, un ennui (presque) mortel, une douleur démesurée… Voici ce à quoi l’Homme devra faire face. Assumer sa place dans un monde où le Temps devient le dictateur de nos actes et pensées.
Faut-il accepter ou refuser ce moule émotionnel ? […]
L’essentiel se trouve donc dans notre manière de l’appréhender, de l’apprivoiser, de le vivre, de composer avec lui, sans en être esclave. Notre rapport avec ce dernier est intime et pourtant universel. Notre époque nous force à constater que l’émotion, le sentiment et le ressenti ne sont plus une priorité pour l’Homme.
Cette création vient bouleverser les mœurs en mettant l’Être Humain et sa sensibilité au premier plan.

Spectacle proposé par la ville de Ferney-Voltaire en partenariat avec la Comédie de Ferney

273Noces
Du 21 au 23 février à 20h30
D’Albert Camus
Cie Thalie
Prix des places: 15 €, tarif réduit 10 €
Mise en scène : Olivier Broda
Avec : Annick Gambotti
Composition et improvisation musicale : Jean-Louis Deconfin
« Ce n’est pas si facile de devenir ce qu’on est, de retrouver sa mesure profonde »
Noces à TipasaL’œuvre et la pensée de Camus ont marqué le XXème siècle. 2013 célébrera le centenaire de la naissance d’un auteur essentiel. Nous avons donc choisi de faire entendre la parole d’un auteur rare à l’image de ces deux courts essais autobiographiques trop rarement entendus.Avec Noces et Retour à Tipasa respectivement, Albert Camus signe deux textes d’une sensuelle beauté en forme de célébration de la nature, de l’histoire et de la connaissance profonde de soi. […]
Dans ce texte lumineux, Camus y décrit de façon virtuose ses sentiments, sa joie bien sûr dans l’exaltation de la promenade à Tipasa mais aussi ses impressions et ses méditations sur la condition humaine et la recherche du bonheur.
Pour Camus, la conquête du bonheur exige que l’homme devienne ce qu’il est, remonte à « l’expérience originelle ». Pour être en accord avec le monde, il doit se libérer des contraintes physiques, morales et culturelles.
Cette œuvre de jeunesse confirme déjà ses dons d’écrivain qui contient en germe les thèmes majeurs de son œuvre : le soleil, la solitude, l’absurde destin des hommes.
[…] Mais la guerre mondiale passe et le paysage de Tipasa se couvre de barbelés.
Ayant pris conscience de l’absurdité de l’existence humaine, Camus refuse cependant de céder au désespoir et montre qu’il est possible de donner un sens à sa vie, en luttant pour les valeurs morales et intellectuelles essentielles.
L’idée de réunir ces deux textes écrits à quinze années d’intervalle fut une évidence autant que l’envie de mêler les mots charnels de Camus au son d’un piano sensible. A l’écoute de cette œuvre émouvante, nous souhaitions faire découvrir la richesse de la musique d’un homme libre exprimant passion, tendresse ou révolte avec une totale sincérité et traquant tout ce qui vibre et rayonne de lumière.
La musique sera donc le maître mot de notre travail.

276A portée de crachats
Les 15 et 16 mars à 20h30
de Taher Najib
Théâtre de Sartrouville et des Yvelines–CDN
Prix des places: 15 €, tarif réduit 10 €
Traduction de l’hébreu Jacqueline CarnaudDe Ramallah à Tel-Aviv en passant par Paris, Taher Najib raconte sur le ton de l’ironie douce-amère les tribulations d’un acteur palestinien sans cesse confronté à des images de lui-même qu’il récuse : celle du guerrier arabe avide de vengeance qu’il incarne sur scène, celle du djihadiste en puissance dans les aéroports internationaux, celle du terroriste potentiel dans son propre pays, Israël, où il n’est jamais perçu ni traité comme un citoyen de plein droit.Ce témoignage drôle et poignant sur les paradoxes de l’identité israélo-palestinienne ouvre une réflexion sur l’existence elle-même. A portée de crachat, à portée de tir, à un jet de pierre, à deux pas d’ici, deux peuples vivent sur un territoire divisé.Acteur et auteur palestinien de nationalité israélienne, Taher Najib a d’abord écrit cette pièce en hébreu, la langue de l’autre, qu’il adresse aux Israéliens, en signe de main tendue. A travers des scènes du quotidien, A portée de crachat révèle un personnage attachant et complexe, ballotté entre la grande histoire et son métier de comédien qui l’amène à traverser les frontières, à vivre d’un côté et de l’autre, sans être vraiment nulle part chez lui. Usant du détour par le rire, cette pièce en forme de monologue-récit interroge l’identité, sans dogmatisme.
Certains textes disent si bien la vie qu’ils évitent les idées reçues . Laurent Fréchuret a déniché une de ces perles , il a su lui donner une forme simple et efficace et un interprète exceptionnel qui porte le texte et crache dans le 1000 de la vie: grand, immense moment de théâtre
Durée 1h15

277La Maréchale et le Libertin
Du 10 au 21 avril
d’Alain Guyard d’après l’œuvre de Denis Diderot
Compagnie Théorème de Plank / Compagnie Thalie
Prix des places: 15 €, tarif réduit 12 €Du 10 au 21 avril à 20h30, le dimanche à 17h00, relâche les 12, 15 et 16 avril.

Dans son Entretien d’un philosophe avec la Maréchale de … si proche de l’écriture théâtrale paru en 1776, Diderot aborde la religion en philosophe décomplexé, ennemi des superstitions, défenseur libre de la Raison, face à un pieux faire-valoir incarné par une dévote d’un autre âge.
Deux siècles ont passé et sous la plume du philosophe Alain Guyard, la Maréchale a pris corps. Le quasi monologue d’origine cède la place à une authentique dispute philosophique. Naguère triomphant, le philosophe incarné par François Bourcier se voit remis en cause dans ses tendres utopies rousseauistes et d’honnête matérialiste. Devenue cynique, hédoniste, ambigüe, la Maréchale interprétée par Annick Gambotti transforme le libertinage en grand art, ironie, dissimulation sensuelle des âmes plus encore qu’offrande facile des corps.
D’elle, Alain Guyard et François Bourcier disent qu’elle a assez lu pour rire de la déesse Raison, et assez joui pour comprendre que tout visage dénué de masque est celui de la mort, et que le masque sans visage reste la dernière élégance de la vie.
Billets en vente à l’office de tourisme du Pays de Voltaire : 00 33 (0)4 50 28 09 16.
Spectacle proposé dans le cadre de la saison Voltaire, soutenue par la ville de Ferney-Voltaire, la communauté de communes du Pays de Gex, le département de l’Ain et la région Rhône-Alpes.
Durée: 1h15

280Le ravissement d’Adèle
Du 28 mai au 1er juin à 20h30, le 2 juin à 17h00
D’après Rémi De Vos
Atelier adultes de la Cie Thalie
Prix des places: 12 €, tarif réduit 8 €Une adolescente, Adèle, a disparu. Fugue, enlèvement, accident ?
Un avis de recherche est déposé dans les commerces du village, des battues sont organisées et un inspecteur est dépêché pour suivre l’affaire.
Très vite les rumeurs se mettent à enfler et les soupçons à semer la zizanie parmi les habitants. Tout devient soudain incroyablement suspect, bizarre, compliqué, y compris la façon de parler des uns et des autres.
Le Ravissement d’Adèle est une peinture féroce et drôle de la folie qui peut envahir un petit village, mettant en évidence, avec humour, les maux de notre société.
C’est surtout et aussi une pièce tendre qui dépeint la fragilité humaine quand les fêlures et les peurs de chacun prennent le pas sur la raison.

A travers ses personnages habilement et malicieusement croqués, c’est un spectacle qui parle à tous !
Rémi De Vos, auteur dramatique et scénariste, a écrit une quinzaine de pièces. Auréolé de plusieurs Molières il fait partie des grands noms du monde du théâtre.

Recommandés pour : Français (notamment La Maréchale et le Libertin, pour évoquer les Lumières, et Noces, pour la poésie ou pour accompagner toute étude de Camus), Histoire-géographie (notamment A portée de crachats), Philosophie (notamment On ne se baigne jamais deux fois dans le même fleuve)

Alceste à bicyclette

alceste-a-bicyclette

A partir du 6 février, Alceste à bicyclette, un film de Philippe Le Guay avec Fabrice Luchini et Lambert Wilson, sera projeté au Cinéma Voltaire de Ferney (entre autres).

Ce film est construit autour du Misanthrope de Molière :

Au sommet de sa carrière d’acteur, Serge Tanneur a quitté une fois pour toutes le monde du spectacle. Trop de colère, trop de lassitude. La fatigue d’un métier où tout le monde trahit tout le monde. Désormais, Serge vit en ermite dans une maison délabrée sur l’Île de Ré… Trois ans plus tard, Gauthier Valence, un acteur de télévision adulé des foules, abonné aux rôles de héros au grand cœur, débarque sur l’île. Il vient retrouver Serge pour lui proposer de jouer «Le Misanthrope» de Molière. Serge n’est-il pas devenu une pure incarnation du personnage d’Alceste ? Serge refuse tout net et confirme qu’il ne reviendra jamais sur scène. Pourtant, quelque chose en lui ne demande qu’à céder. Il propose à Gauthier de répéter la grande scène 1 de l’Acte 1, entre Philinte et Alceste. Au bout de cinq jours de répétition, il saura s’il a envie de le faire ou non. Les répétitions commencent : les deux acteurs se mesurent et se défient tour à tour, partagés entre le plaisir de jouer ensemble et l’envie brutale d’en découdre. La bienveillance de Gauthier est souvent mise à l’épreuve par le ressentiment de Serge. Autour d’eux, il y a le microcosme de l’Île de Ré, figée dans la morte saison : un agent immobilier, la patronne de l’hôtel local, une italienne divorcée venue vendre une maison. Et l’on peut se prendre à croire que Serge va réellement remonter sur les planches…

Vous pouvez voir sa bande-annonce ici.

Recommandé pour : les secondes et les premières dans leur étude du théâtre, en particulier du théâtre classique ; les premières L dans le cadre de l’objet d’étude « Les réécritures »

Brave New World

Mardi 29 janvier à 20 heures, au Uptown de Genève, sera représentée une adaptation de Brave New World (Le Meilleur des Mondes), la célèbre dystopie d’Aldous Huxley.

Adaptation réalisée par Paul Stebbings et Phil Smith, musique électronique composée Paul Flush.

Attention, spectacle en anglais !

Informations et réservations ici.

Recommandé pour : anglophones, élèves de première (question de l’homme), et les nombreux amateurs de dystopies et des réflexions les plus sérieuses de la science-fiction.

Saison Voltaire 2013

ImageJeudi 24 janvier au théâtre du Châtelard, le Maire de Ferney, François Meylan, et l’adjointe à la Culture, Géraldine Sacchi-Hassanein, ont présenté le programme et les orientations de la Saison Voltaire 2013.

Cette onzième saison Voltaire célébrera le tricentenaire de la naissance de Denis Diderot ainsi que le 250e anniversaire du célèbre Traité sur la Tolérance de Voltaire, autour d’un thème qui rappelle l’engagement et l’importance de la culture et des arts : … être utile aux hommes.

Trois spectacles-phares de la saison ont été présentés, trois créations autour de l’œuvre de Diderot dans les trois théâtres de Ferney :

La Maréchale et le libertin, en avril 2013 à la Comédie de Ferney.

Entretien d’un père avec ses enfants, en septembre-octobre 2013 au Châtelard.

Le neveu de Rameau, en décembre 2013 au théâtre Micromégas.

De nombreux autres événements auront lieu, concerts, conférences au château, universités d’été, bal littéraire… et bien sûr la Fête à Voltaire en juin.
Je suis également très intéressée par l’adaptation annoncée de La Religieuse, toujours de Diderot, en novembre 2013 à la Comédie de Ferney.

L’agenda de tous les événements de la saison peut être consulté sur cette page du site de la mairie.

Recommandé pour : les programmes de français (secondes et premières), de philosophie, d’ECJS.