Le printemps à la Comédie de Ferney

Plusieurs spectacles attirent notre attention ce printemps à la Comédie de Ferney

  278 On ne se baigne jamais deux fois dans le même fleuve
Le 15 février à 20h30
Compagnie Tenseï
Prix des places: plein 12 €, membres 10 €, réduit 8 €
Interprétation: Rafael Samdja, Daz-Ini, Margaux Tatzberg, Kevin Bonvi, Bruno Dias
Chorégraphie: Rafael Smadja
Mise en scène: Imad Nefti
Musiciens live: Bruno Dias (guitare) Margaux Tatzberg (violon), Kevin Bonvin (basse)« On ne se baigne jamais deux fois dans le même fleuve » est la rencontre de l’Homme et du Temps.
Une rencontre bouleversante, une joie incomparable, un ennui (presque) mortel, une douleur démesurée… Voici ce à quoi l’Homme devra faire face. Assumer sa place dans un monde où le Temps devient le dictateur de nos actes et pensées.
Faut-il accepter ou refuser ce moule émotionnel ? […]
L’essentiel se trouve donc dans notre manière de l’appréhender, de l’apprivoiser, de le vivre, de composer avec lui, sans en être esclave. Notre rapport avec ce dernier est intime et pourtant universel. Notre époque nous force à constater que l’émotion, le sentiment et le ressenti ne sont plus une priorité pour l’Homme.
Cette création vient bouleverser les mœurs en mettant l’Être Humain et sa sensibilité au premier plan.

Spectacle proposé par la ville de Ferney-Voltaire en partenariat avec la Comédie de Ferney

273Noces
Du 21 au 23 février à 20h30
D’Albert Camus
Cie Thalie
Prix des places: 15 €, tarif réduit 10 €
Mise en scène : Olivier Broda
Avec : Annick Gambotti
Composition et improvisation musicale : Jean-Louis Deconfin
« Ce n’est pas si facile de devenir ce qu’on est, de retrouver sa mesure profonde »
Noces à TipasaL’œuvre et la pensée de Camus ont marqué le XXème siècle. 2013 célébrera le centenaire de la naissance d’un auteur essentiel. Nous avons donc choisi de faire entendre la parole d’un auteur rare à l’image de ces deux courts essais autobiographiques trop rarement entendus.Avec Noces et Retour à Tipasa respectivement, Albert Camus signe deux textes d’une sensuelle beauté en forme de célébration de la nature, de l’histoire et de la connaissance profonde de soi. […]
Dans ce texte lumineux, Camus y décrit de façon virtuose ses sentiments, sa joie bien sûr dans l’exaltation de la promenade à Tipasa mais aussi ses impressions et ses méditations sur la condition humaine et la recherche du bonheur.
Pour Camus, la conquête du bonheur exige que l’homme devienne ce qu’il est, remonte à « l’expérience originelle ». Pour être en accord avec le monde, il doit se libérer des contraintes physiques, morales et culturelles.
Cette œuvre de jeunesse confirme déjà ses dons d’écrivain qui contient en germe les thèmes majeurs de son œuvre : le soleil, la solitude, l’absurde destin des hommes.
[…] Mais la guerre mondiale passe et le paysage de Tipasa se couvre de barbelés.
Ayant pris conscience de l’absurdité de l’existence humaine, Camus refuse cependant de céder au désespoir et montre qu’il est possible de donner un sens à sa vie, en luttant pour les valeurs morales et intellectuelles essentielles.
L’idée de réunir ces deux textes écrits à quinze années d’intervalle fut une évidence autant que l’envie de mêler les mots charnels de Camus au son d’un piano sensible. A l’écoute de cette œuvre émouvante, nous souhaitions faire découvrir la richesse de la musique d’un homme libre exprimant passion, tendresse ou révolte avec une totale sincérité et traquant tout ce qui vibre et rayonne de lumière.
La musique sera donc le maître mot de notre travail.

276A portée de crachats
Les 15 et 16 mars à 20h30
de Taher Najib
Théâtre de Sartrouville et des Yvelines–CDN
Prix des places: 15 €, tarif réduit 10 €
Traduction de l’hébreu Jacqueline CarnaudDe Ramallah à Tel-Aviv en passant par Paris, Taher Najib raconte sur le ton de l’ironie douce-amère les tribulations d’un acteur palestinien sans cesse confronté à des images de lui-même qu’il récuse : celle du guerrier arabe avide de vengeance qu’il incarne sur scène, celle du djihadiste en puissance dans les aéroports internationaux, celle du terroriste potentiel dans son propre pays, Israël, où il n’est jamais perçu ni traité comme un citoyen de plein droit.Ce témoignage drôle et poignant sur les paradoxes de l’identité israélo-palestinienne ouvre une réflexion sur l’existence elle-même. A portée de crachat, à portée de tir, à un jet de pierre, à deux pas d’ici, deux peuples vivent sur un territoire divisé.Acteur et auteur palestinien de nationalité israélienne, Taher Najib a d’abord écrit cette pièce en hébreu, la langue de l’autre, qu’il adresse aux Israéliens, en signe de main tendue. A travers des scènes du quotidien, A portée de crachat révèle un personnage attachant et complexe, ballotté entre la grande histoire et son métier de comédien qui l’amène à traverser les frontières, à vivre d’un côté et de l’autre, sans être vraiment nulle part chez lui. Usant du détour par le rire, cette pièce en forme de monologue-récit interroge l’identité, sans dogmatisme.
Certains textes disent si bien la vie qu’ils évitent les idées reçues . Laurent Fréchuret a déniché une de ces perles , il a su lui donner une forme simple et efficace et un interprète exceptionnel qui porte le texte et crache dans le 1000 de la vie: grand, immense moment de théâtre
Durée 1h15

277La Maréchale et le Libertin
Du 10 au 21 avril
d’Alain Guyard d’après l’œuvre de Denis Diderot
Compagnie Théorème de Plank / Compagnie Thalie
Prix des places: 15 €, tarif réduit 12 €Du 10 au 21 avril à 20h30, le dimanche à 17h00, relâche les 12, 15 et 16 avril.

Dans son Entretien d’un philosophe avec la Maréchale de … si proche de l’écriture théâtrale paru en 1776, Diderot aborde la religion en philosophe décomplexé, ennemi des superstitions, défenseur libre de la Raison, face à un pieux faire-valoir incarné par une dévote d’un autre âge.
Deux siècles ont passé et sous la plume du philosophe Alain Guyard, la Maréchale a pris corps. Le quasi monologue d’origine cède la place à une authentique dispute philosophique. Naguère triomphant, le philosophe incarné par François Bourcier se voit remis en cause dans ses tendres utopies rousseauistes et d’honnête matérialiste. Devenue cynique, hédoniste, ambigüe, la Maréchale interprétée par Annick Gambotti transforme le libertinage en grand art, ironie, dissimulation sensuelle des âmes plus encore qu’offrande facile des corps.
D’elle, Alain Guyard et François Bourcier disent qu’elle a assez lu pour rire de la déesse Raison, et assez joui pour comprendre que tout visage dénué de masque est celui de la mort, et que le masque sans visage reste la dernière élégance de la vie.
Billets en vente à l’office de tourisme du Pays de Voltaire : 00 33 (0)4 50 28 09 16.
Spectacle proposé dans le cadre de la saison Voltaire, soutenue par la ville de Ferney-Voltaire, la communauté de communes du Pays de Gex, le département de l’Ain et la région Rhône-Alpes.
Durée: 1h15

280Le ravissement d’Adèle
Du 28 mai au 1er juin à 20h30, le 2 juin à 17h00
D’après Rémi De Vos
Atelier adultes de la Cie Thalie
Prix des places: 12 €, tarif réduit 8 €Une adolescente, Adèle, a disparu. Fugue, enlèvement, accident ?
Un avis de recherche est déposé dans les commerces du village, des battues sont organisées et un inspecteur est dépêché pour suivre l’affaire.
Très vite les rumeurs se mettent à enfler et les soupçons à semer la zizanie parmi les habitants. Tout devient soudain incroyablement suspect, bizarre, compliqué, y compris la façon de parler des uns et des autres.
Le Ravissement d’Adèle est une peinture féroce et drôle de la folie qui peut envahir un petit village, mettant en évidence, avec humour, les maux de notre société.
C’est surtout et aussi une pièce tendre qui dépeint la fragilité humaine quand les fêlures et les peurs de chacun prennent le pas sur la raison.

A travers ses personnages habilement et malicieusement croqués, c’est un spectacle qui parle à tous !
Rémi De Vos, auteur dramatique et scénariste, a écrit une quinzaine de pièces. Auréolé de plusieurs Molières il fait partie des grands noms du monde du théâtre.

Recommandés pour : Français (notamment La Maréchale et le Libertin, pour évoquer les Lumières, et Noces, pour la poésie ou pour accompagner toute étude de Camus), Histoire-géographie (notamment A portée de crachats), Philosophie (notamment On ne se baigne jamais deux fois dans le même fleuve)

3 réflexions sur “Le printemps à la Comédie de Ferney

  1. […] Et nous avons consacré d’autres messages aux spectacles à venir dans les théâtres de Ferney… […]

  2. Nous irons voir Noces vendredi 22 février… N’hésitez pas à vous ajouter !

  3. […] parlé plusieurs fois sur ce blog, par exemple pour signaler à la Comédie de Ferney le spectacle La Maréchale et le Libertin (en avril 2013) et l’adaptation théâtrale de La Religieuse (en novembre […]

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