Programmes 2013-2014 : Esplanade du Lac (Divonne)

Encore un programme de saison, celui de l’Esplanade du Lac à Divonne-les-Bains.

Une belle programmation dans laquelle à nouveau je peine à choisir.

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D’un point de vue scolaire, trois spectacles parfaits pour accompagner les programmes de français au lycée :

Une comédie classique (programme de Seconde) : Le Misanthrope de Molière, mis en scène par mes inventifs compatriotes du Cartoun Sardines, le 22 novembre

Une tragédie classique (programme de Seconde) : Andromaque, de Racine, le 25 mars

Un drame romantique (plutôt programme de Première, voire de Terminale L) : Marie Tudor, de Victor Hugo, le 24 janvier (photo ci-dessus).

Deux spectacles plus originaux (parmi beaucoup d’autres, il faut bien choisir) :

Afrika, le 13 décembre

Eric Bouvron nous emmène tam-tam battant à la découverte  des beautés et des coutumes du pays où il a grandi à travers son univers loufoque et survolté. Des oiseaux déjantés, un singe hurleur, le sangouma – l’homme sorcier – et une danse de virilité  » la Pantsula Jive « … Mêlant humour, danse, musique et dessin, Eric Bouvron, avec la complicité du percussionniste et comédien Mathos, présente de manière spectaculaire et originale l’Afrique du Sud. Afrika est un évènement festif, une ouverture sur un autre continent, un autre peuple, une autre manière de penser, de bouger, de rire. Un voyage dont on sort à la fois joyeux et un peu plus cultivé ! »
Et Anima, le 7 novembre. Je ne suis pas une grande adepte du hip-hop, je l’avoue, quitte à horrifier certains de nos élèves, mais la description de ce spectacle est alléchante :

Pour cette nouvelle création, Martine Jaussen et Abdennour Belalit ont choisi de s’entourer de créateurs venus d’horizons très différents : vidéastes, danseurs, dessinateurs ainsi que la marionnettiste Emilie Valantin font partie de l’aventure. La scénographie est hallucinante, mais le hip-hop reste toujours sur le devant de la scène. Les dix danseurs, danseuses sont de véritables athlètes, des escaladeurs, des virtuoses des mains, des genoux, des têtes. Ils font ce qu’ils veulent de leurs corps, ils dansent sur un mur, en envol, sur leur dos, sur un doigt…

Anima raconte l’histoire de Zao qui perd son ombre et  part à sa recherche. Il décide de la retrouver afin de se réconcilier avec elle. Au cours de son périple, il traverse le pays des ombres, des marionnettes, des images, et apprendra que l’on ne peut se détacher de ce que l’on est vraiment. Conte initiatique et musical, le décor ressemble à un rêve avec une utilisation très étonnante de la vidéo. Ce grand spectacle est tout à fait surprenant, mêlant l’univers du dessin animé, de l’héroïque fantaisie et de la danse la plus fougueuse et poétique.

Programmes 2013-2014 : Théâtre Forum Meyrin

meyrin-13-14_0La présentation de la saison du Théâtre Forum Meyrin n’aura lieu que mercredi 12 juin à 20 heures mais les programmes sont déjà dans nos boîtes aux lettres… et le défi principal pour moi est de sélectionner certains spectacles et non pas une quinzaine !

Des grands classiques

Le Triomphe de l’Amour, de Marivaux, mis en scène par Galin Soev. J’irais voir volontiers n’importe quel Marivaux, et deux choix intrigants sont annoncés: celui d’une interprétation exclusivement masculine (pour des personnages souvent travestis, ce qui est fréquent chez Marivaux) et une visiion du metteur en scène de la pièce comme « une intrigue mathématique, posée sur un torrent amoureux ». Deux représentations seulement, fin octobre.

Macbeth de Shakespeare, qu’on ne présente pas. Bien sûr, les mises en scène de Shakespeare sont inégales, mais Macbeth est une pièce si magique qu’il me semble que le jeu en vaut la chandelle. D’autant que la mise en scène d’Anne-Laure Liégeois s’annonce « cauchemardesque ». Deux représentations seulement, fin janvier.

Une adaptation du célèbre roman de Céline, Voyage au bout de la nuit, avec le grand comédien Jean-François Balmer. A mon avis idéal pour parler du personnage de roman en première… voire de la guerre de 14-18, ou bien sûr des réécritures pour les premières L. Une seule représentation, jeudi 20 mars.

Langues vivantes et/ou sections nationales

The Suit, une mise en scène du grand Peter Brook d’après une pièce du Sud-Africain Can Themba, en anglais (avec surtitres français) et en musique. Un adultère, un conte africain, l’époque de l’apartheid (donc aussi pour l’Histoire !) et du jazz ! Deux représentations seulement, début octobre.

Macbeth, cf. plus haut.

Oblomov, librement inspiré du grand personnage anti-héroïque d’Ivan Gontcharov. De multiples approches sont possibles d’un point de vue scolaire : notre LV3 Russe, le personnage de roman, voire la question de l’homme (français première) puisque la pièce s’annonce aussi comme une méditation sur le bonheur et le sens de la vie. En février 2014.

Je sais que les élèves de la Section Italienne étudient La Divine Comédie de Dante. Le chorégraphe italien Emiliano Pellisari en propose une interprétation dansée qui tient aussi « de la sculpture grecque, du théâtre fantastique de la Renaissance ou des inventions mécaniques du XVIIIe siècle » avec « des références surréalistes aux univers de Magritte et d’Escher ». J’aurais aussi bien pu placer ce spectacle dans les grands classiques, compte tenu de l’importance de Dante dans la construction de la culture européenne. Deux représentations seulement, début mars.

Pour les scientifiques :

Quantum, fin septembre, un spectacle de Gilles Jobin, chorégraphe en résidence au CERN pendant trois mois, qui mêle danse, lumières, visite du LHC, film, conférence et rencontre avec des physiciens du CERN. Trois représentations seulement pour une expérience qui sera à mon avis unique !

Pour l’ECJS, l’histoire-géographie, ou tout projet engagé (développement durable par exemple)

Pas un spectacle, mais un « débat citoyen » intitulé « Roms en Cité : Espace public, pauvreté et vivre ensemble : occupation de territoires urbains par les Roms et impacts sociopolitiques ». Le Samedi 16 novembre toute la journée… voilà qui ferait un beau projet.

Sfumato de Rachid Ouramdane, une « pièce pour sept danseurs où il pleut beaucoup » sur les « éco-réfugiés » ou « réfugiés climatiques ». Deux représentations seulement, début avril.

Pour les lettres classiques

Didon et Enée de Purcell, opéra adapté pour une scène de théâtre avec « beauté et drôlerie » qui annonce raconter la célèbre et tragique histoire de la reine de Carthage en faisant alterner « aria baroque » et « hilarant numéro de skieur acrobate ». Ma curiosité est piquée… Deux représentations seulement, fin avril.

De la musique

Mais littéraire, avec un alibi scolaire s’il vous en faut un, pour L’Art et la Révolte, d’Abd Al Malik, « librement inspiré d’Albert Camus ». A recommander pour la question de l’homme (français première), à recommander tout court, de toute façon. Une seule représentation le 6 novembre.

J’en suis déjà à 11 spectacles… Et je n’ai même pas parlé des expositions, elles aussi très alléchantes…

Là encore, réservations le 26 août, n’hésitez pas à me communiquer vos voeux…