Des Spectacles Avant Noël

Pour vous faciliter la tâche, je continue mes piqûres de rappel sur les programmes des théâtres voisins.

Puisque la rentrée approche, voici quelques spectacles intéressants entre les vacances de Toussaint et celles de Noël.

En novembre

  • Dès la rentrée, à Meyrin, L’Art et la Révolte, d’Abd Al Malik, « librement inspiré d’Albert Camus ». A recommander pour la question de l’homme (français première), à recommander tout court, de toute façon. Une seule représentation le 6 novembre.
  • Très très recommandé, La Religieuse de Diderot, les 22-23 novembre à la Comédie de Ferney. Idéal pour Secondes (XVIIIe) et Premières (question de l’homme et de la femme).
  • A la Comédie de Genève, Artaud-Barrault, conception et mise en scène Denis Guénoun (Stanislas Roquette incarne Jean-Louis Barrault, et à travers lui Antonin Artaud, poète incandescent, «royalement beau».)
  • A l’Esplanade du Lac de Divonne, une comédie classique (programme de Seconde) : Le Misanthrope de Molière, mis en scène par mes inventifs compatriotes du Cartoun Sardines, le 22 novembre
  • A Carouge, La Double Mort de l’horloger, une pièce de Ödön von Horváth que je ne connais pas (deux pièces en fait : Meurtre dans la rue des Maures et L’Inconnue de la Seine qui « ont un point commun: l’assassinat d’un horloger » et qui sont inédites en français) mais qui peuvent être intéressantes, par exemple dans le cadre d’un projet en allemand (national ou non), puisqu’il s’agirait d’œuvres qui « mêle[nt] culture populaire et histoire politique de l’Allemagne du début du XXe siècle. » Mise en scène d’André Engel, représentations en novembre-décembre.

En décembre

  • Au Châtelard (Ferney), une série de spectacles sur la condition de la femme : Elles épluchent le monde, une lecture publique de textes de femmes écrivains, poétesses, philosophes du XXe siècle (Anna Politkovskaïa, Taslima Nasreen, Charlotte Delbo, Anna Akhmatova, Christa Wolf, Maria Tsvetaïeva, Hélène Cixous, Simone Weil…) les 30 novembre et 1er décembre ; pour l’Italie Récits de femmes de Dario Fo, du 6 au 8 décembre, textes inspirés par la lutte des Italiennes pour le droit au divorce et la légalisation de l’avortement ; pour l’Afrique Trop de diables sous leurs jupes du 13 au 15 décembre (« Six femmes, dont l’âge s’échelonne entre la soixantaine et l’adolescence, six façons de concevoir l’amour et les relations avec les hommes, à la fin six destins »)
  • A la Comédie de Genève, Amphytrion de Molière en décembre, mise en scène Nalini Menamkat (plutôt pour les secondes, mais envisageable aussi pour l’étude des réécritures en premières L),

Vous me raconterez, car ce ne sont pas des dates où je vais être très disponible… 🙂

Programmes 2013-2014 : Théâtre Forum Meyrin

meyrin-13-14_0La présentation de la saison du Théâtre Forum Meyrin n’aura lieu que mercredi 12 juin à 20 heures mais les programmes sont déjà dans nos boîtes aux lettres… et le défi principal pour moi est de sélectionner certains spectacles et non pas une quinzaine !

Des grands classiques

Le Triomphe de l’Amour, de Marivaux, mis en scène par Galin Soev. J’irais voir volontiers n’importe quel Marivaux, et deux choix intrigants sont annoncés: celui d’une interprétation exclusivement masculine (pour des personnages souvent travestis, ce qui est fréquent chez Marivaux) et une visiion du metteur en scène de la pièce comme « une intrigue mathématique, posée sur un torrent amoureux ». Deux représentations seulement, fin octobre.

Macbeth de Shakespeare, qu’on ne présente pas. Bien sûr, les mises en scène de Shakespeare sont inégales, mais Macbeth est une pièce si magique qu’il me semble que le jeu en vaut la chandelle. D’autant que la mise en scène d’Anne-Laure Liégeois s’annonce « cauchemardesque ». Deux représentations seulement, fin janvier.

Une adaptation du célèbre roman de Céline, Voyage au bout de la nuit, avec le grand comédien Jean-François Balmer. A mon avis idéal pour parler du personnage de roman en première… voire de la guerre de 14-18, ou bien sûr des réécritures pour les premières L. Une seule représentation, jeudi 20 mars.

Langues vivantes et/ou sections nationales

The Suit, une mise en scène du grand Peter Brook d’après une pièce du Sud-Africain Can Themba, en anglais (avec surtitres français) et en musique. Un adultère, un conte africain, l’époque de l’apartheid (donc aussi pour l’Histoire !) et du jazz ! Deux représentations seulement, début octobre.

Macbeth, cf. plus haut.

Oblomov, librement inspiré du grand personnage anti-héroïque d’Ivan Gontcharov. De multiples approches sont possibles d’un point de vue scolaire : notre LV3 Russe, le personnage de roman, voire la question de l’homme (français première) puisque la pièce s’annonce aussi comme une méditation sur le bonheur et le sens de la vie. En février 2014.

Je sais que les élèves de la Section Italienne étudient La Divine Comédie de Dante. Le chorégraphe italien Emiliano Pellisari en propose une interprétation dansée qui tient aussi « de la sculpture grecque, du théâtre fantastique de la Renaissance ou des inventions mécaniques du XVIIIe siècle » avec « des références surréalistes aux univers de Magritte et d’Escher ». J’aurais aussi bien pu placer ce spectacle dans les grands classiques, compte tenu de l’importance de Dante dans la construction de la culture européenne. Deux représentations seulement, début mars.

Pour les scientifiques :

Quantum, fin septembre, un spectacle de Gilles Jobin, chorégraphe en résidence au CERN pendant trois mois, qui mêle danse, lumières, visite du LHC, film, conférence et rencontre avec des physiciens du CERN. Trois représentations seulement pour une expérience qui sera à mon avis unique !

Pour l’ECJS, l’histoire-géographie, ou tout projet engagé (développement durable par exemple)

Pas un spectacle, mais un « débat citoyen » intitulé « Roms en Cité : Espace public, pauvreté et vivre ensemble : occupation de territoires urbains par les Roms et impacts sociopolitiques ». Le Samedi 16 novembre toute la journée… voilà qui ferait un beau projet.

Sfumato de Rachid Ouramdane, une « pièce pour sept danseurs où il pleut beaucoup » sur les « éco-réfugiés » ou « réfugiés climatiques ». Deux représentations seulement, début avril.

Pour les lettres classiques

Didon et Enée de Purcell, opéra adapté pour une scène de théâtre avec « beauté et drôlerie » qui annonce raconter la célèbre et tragique histoire de la reine de Carthage en faisant alterner « aria baroque » et « hilarant numéro de skieur acrobate ». Ma curiosité est piquée… Deux représentations seulement, fin avril.

De la musique

Mais littéraire, avec un alibi scolaire s’il vous en faut un, pour L’Art et la Révolte, d’Abd Al Malik, « librement inspiré d’Albert Camus ». A recommander pour la question de l’homme (français première), à recommander tout court, de toute façon. Une seule représentation le 6 novembre.

J’en suis déjà à 11 spectacles… Et je n’ai même pas parlé des expositions, elles aussi très alléchantes…

Là encore, réservations le 26 août, n’hésitez pas à me communiquer vos voeux…